Laisser parler les mauvaises langues à la pause café

Laisser parler les mauvaises langues à la pause café

Tout manager doit se faire à l’idée qu’une équipe sans discordes, sans conflits, sans rivalités, sans problème et sans critiques sur l’entreprise, ses méthodes ou ses collaborateurs, n’existe pas. Et fort heureusement pour lui d’ailleurs ! En effet, comment parviendrait-il à justifier son rôle dans un monde idyllique ?

Par ailleurs, comme nous l’avons évoqué précédemment, le spectre de l’équipe idéale est inquiétant, car il laisse entendre que les intérêts professionnels passent après la dimension affective et relationnelle. Alors, en tant que manager, plutôt que de dépenser inutilement votre énergie à vous focaliser sur les potins colportés par les « vers dans le fruit », restez concentré sur le business et sur les vrais problèmes ! Ne faites pas d’excès de zèle en cherchant à tout prix à traquer les individus apparemment toxiques.

La création de lien

La solidarité entre les acteurs de l’organisation semble actuellement se cristalliser uniquement autour de la charge de travail trop importante, des salaires jugés trop bas et des mauvaises conditions de travail. Mais le lien a besoin de se créer également à d’autres niveaux. « L’expression “lien social” est aujourd’hui employée pour désigner tout à la fois le désir de vivre ensemble, la volonté de relier les individus dispersés, l’ambition d’une cohésion plus profonde de la société dans son ensemble », note le sociologue français contemporain Serge Paugam dans son ouvrage Le Lien social. Ce lien ne peut s’établir qu’« à la condition de considérer que l’homme est un être social qui ne peut vivre et créer qu’en société, c’est-à-dire avec, par et pour les autres, avec qui il doit collaborer » .

Laissez vos collaborateurs déverser leurs états d’âme et déblatérer entre eux ; vous allez voir, cela vous sera extrêmement utile !