Mais pourquoi ce collègue de bureau est-il si méchant ?

Mais pourquoi ce collègue de bureau est-il si méchant ?

Et si les managers n’avaient pas intérêt à mettre le couvercle sur le bouillonnement incessant de rumeurs, méchancetés, railleries et autres tortures psychologiques qui sévissent dans leurs équipes ? Extrait de “Eloge de la critique et des jeux de pouvoir en entreprise” .

« La personnalité, c’est l’ensemble des traits psychologiques, émotionnels et comportementaux qui nous rendent uniques, différents des autres ». Tout dépend ensuite de la façon dont ces caractéristiques sont utilisées par une personne donnée pour faciliter (ou non) l’adaptation à son environnement.

Les personnalités adeptes de la torture psychologique présentent en général deux caractéristiques parfaitement identifiables : le narcissisme et le pessimisme.

Des Narcisse en puissance : « Miroir, mon beau miroir… » Avez-vous remarqué que les individus délétères et médisants commencent bien souvent leurs phrases par « Moi, je » ? En réunion, ils tirent irrésistiblement la couverture à eux. Quand ils croisent leurs pairs ou leur chef dans les couloirs, ils s’arrangent pour mettre en avant leurs plus beaux atouts, convaincus de leur supériorité sur leurs collègues. Nous en avons tous déjà croisé, des individus dont l’humilité est loin d’être la qualité première et qui se comportent comme Narcisse.

 

La personnalité narcissique présente donc de grandes similitudes avec l’état d’esprit manichéen décrit précédemment. En effet, partant du principe que lui seul est susceptible d’être admiré, Narcisse considère comme supérieur et parfait tout ce qui émane de son être : son image, ses pensées, ses idées, ses propos, etc. Il n’y a que lui qui sait ; les autres sont des bons à rien. Son leitmotiv au travail ? « Je vous l’avais bien dit ! J’avais raison ! » Observez avec attention ceux chez qui vous décelez une tendance narcissique : vous vous apercevrez que, contrairement aux apparences, ils n’ont pas forcément une bonne image d’eux-mêmes. Le fait de se regarder le nombril à longueur de journée et de jeter à la figure de leurs interlocuteurs leur ego démesuré cache souvent une profonde dévalorisation de soi.

Pour sauver les apparences, ils portent un masque et se réfugient dans l’accusation des autres. Au point que, « peu à peu, la personne authentique tend à se dissoudre dans le personnage public, à ne plus faire que jouer un rôle (on se comporte comme on pense que les autres attendent que l’on se comporte) et à se limiter à ce rôle : d’où un appauvrissement de son authenticité, un côté factice ».

 

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