Vous avez dit… plan B ?

Vous avez dit… plan B ?

Nous, français, sommes très doués pour imager des concepts.

Assurer ses arrières“, “avoir plus d’un tour dans son sac“, “ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier“, “sortir une roue de secours ou un lapin du chapeau“… les expressions servant à désigner le plan B foisonnent. Mais quand il s’agit de passer à l’acte, c’est une autre paire de manches ! Ceci explique peut-être pourquoi avant « Les gens heureux ont toujours un plan B », il n’existait sur le marché français encore aucun livre spécifique sur le sujet.

Pourtant, dans un contexte en perpétuel mouvement, où le sentiment de crainte se généralise et où les gens redoutent l’avenir, nous ferions bien de prendre de la graine de nos amis Outre-Atlantique. Là bas, une tempête de grêle menace de s’abattre sur les hectares de champs de maïs ? Plan B ! Une crevaison sur la Route 66? Plan B ! Le cours de la bourse secoue Manhattan ? L’impossibilité d’atteindre ses objectifs ? Encore le plan B. Dans son best-seller « Père riche, père pauvre », l’américain Robert Kiyosaki, spécialiste en développement personnel, incite les jeunes à disposer en permanence de plusieurs cordes à leur arc, par exemple en dénichant un travail d’appoint ou encore en se constituant une épargne. L’objectif ? Envisager des alternatives permettant d’anticiper ou de faire face à des situations incertaines, voire déjà totalement bloquées. Le choix des solutions de rechange varie en fonction de la nature de l’événement perturbateur : est-il progressif (donc prévisible) ou soudain ? Contrôlable ou en dehors de toute emprise ? Vous vous en doutez, plus le risque est grand, plus l’environnement est hostile, plus il devient primordial de prévoir une issue de secours.